Tabou incontinence urinaire

Elle touche toutes et tous, et à tous les âges, même si sa prévalence augmente avec le vieillissement. Honteuse, cachée, personne n'ose en parler. Et pourtant, des solutions existent pour soulager les problèmes liés à l'incontinence urinaire.

Selon le sexe, l'âge, la définition (de quelques gouttes, rarement, à bien davantage), nous serions entre 4 et 57% à être touchés par l'incontinence urinaire*. Les femmes sont particulièrement concernées, à tous les âges de la vie, du fait des grossesses, des accouchements parfois traumatisants, de leur anatomie même (leur périnée est soumis à davantage de pressions)**. Et le problème va en s'aggravant avec le vieillissement général et celui de la vessie en particulier. Les hommes, peu concernés jeunes, en souffrent bien davantage avec l'âge***, l'incontinence étant alors liée à d'autres troubles (hypertrophie bénigne de la prostate, par exemple)****.

Les facteurs de risque

En-dehors de la grossesse, d'autres facteurs de risque existent, pour les femmes comme pour les hommes : la constipation chronique en est un, car elle provoque des efforts de poussées récurrents sur le périnée, ce qui le dégrade. La pratique de certains sports (tennis, course à pied, trampoline...), et en particulier la musculation des abdominaux, peut aussi jouer un rôle, selon ce même mécanisme de pressions répétées et parfois violentes sur le périnée.

Gêne sociale

La qualité de vie est fortement dégradée par l'incontinence urinaire : on commence par chercher systématiquement les toilettes quand on arrive au restaurant ou au cinéma, par redouter un simple éternuement, et par serrer les cuisses dès que l’on doit soulever un sac un peu lourd ; et on finit par ne plus oser sortir de chez soi, par mal dormir de peur de ‘mouiller’ son lit, par refuser les rapports sexuels de crainte qu’une fuite ne survienne justement à ce moment-là ! Avec l’âge, cette gêne sociale forte se transforme en handicap : on se replie sur soi, on refuse de voir du monde, et avec la perte de mobilité, on risque davantage de ne pas avoir le temps de se rendre aux toilettes – ou alors de chuter en s’y dirigeant. Et le cercle vicieux de la dépendance peut vite s’enclencher…

Rares sont ceux qui osent consulter pour ce problème (on estime ce chiffre à seulement un tiers des femmes concernées en Europe)*.

Rester discret

En-dehors même du fait de consulter pour essayer de trouver une solution durable (médicaments, chirurgie…), les protections urinaires permettent de pallier ce qui peut vite se transformer en souffrance. Avec une protection adaptée, on ose enfin sortir à nouveau, rire, voir des amis… Mais l’achat en lui-même s’avère compliqué : à la caisse des magasins, à la pharmacie, on peut vite être gêné par les regards des uns et des autres. D’autant que l’achat se reproduit fréquemment. Un service tel qu’Incomed peut éviter ces problèmes : on est livré directement chez soi, dans un colis non marqué, en quantité permettant de tenir jusqu’à un mois, et avec des rabais intéressants… car l’achat de protection urinaire peut vite devenir lourd financièrement pour la personne qui en souffre et ses proches qui la soutiennent.

Pour davantage d'informations :

L’AFU, Association Française d’Urologie, organise fin mars, chaque année depuis 2003, une semaine d’information sur l’incontinence urinaire. Retrouvez les renseignements sur leur site http://urofrance.org/lurologie-grandpublic/actions-dinformation/semaine-nationale-de-la-continence/semaine-continence-2016.html 

Vous pouvez aussi consulter deux des vidéos réalisées par l'AFU : « J'ai des fuites urinaires, que dois-je faire ? » http://urofrance.org/fileadmin/medias/urologie-en-images/incontinence/default.htm et « les visages de l'incontinence » https://www.youtube.com/watch?v=eWaI_tE2mm0&feature=youtu.be

Enfin, vous pouvez vous adresser à l'association d'aide aux personnes incontinentes, AAPI. http://www.aapi.asso.fr/